Mardi 21 juillet 2015

1ERE ETAPE : LOGRONO - VENTOSA 18 km

 

Afin d'éviter les grandes chaleurs, nous visons un départ au lever du jour. Ici, il est décalé d'environ une heure par rapport à notre domicile. Nous avalons un jus de fruit, une banane et une madeleine et en route pour ce nouveau périple. Nous traversons les longs faubourgs de Logrono, qui, rappelons-le, est la capitale de la Rioja. En 1630, on avait interdit la circulation des chars ferrés en ville car , disait-on, "les vibrations nuisent au vin". A la sortie de la ville, et durant plus d'une heure, nous parcourons des chemins situés dans la zone de loisirs : vastes parcs verdoyants et boisés, zones de détente et biotopes protégés, lac aux magnifiques reflets.

Le chemin de Saint-Jacques ne traverse la Rioja que sur 60 kilomètres. Nous arrivons maintenant dans la Rioja Baja (inférieure) et cheminons à travers les vignobles plantés dans une terre rouge et caillouteuse qui doit assurer un très bon drainage. De magnifiques grappes laissent augurer une belle récolte.

Un petit détour par l'église de Navarete nous fait découvrir un choeur baroque croulant sous les dorures. Les sculptures sur les linteaux de portes, avec armoiries des familles, donnent l'impression que le passé de la ville fut florissant.

Nous reprenons notre chemin en direction de Ventosa, notre étape du jour. Comme nous arrivons tôt, nous profitons du jardin ombragé aménagé à côté de l'église pour déguster notre pique-nique.

Ce soir nous logeons à la casa rural de Las Aguedas. C'est une ancienne bâtisse avec un jardin intérieur et des vastes chambres. La propriétaire Nous propose de laver notre linge, service que nous apprécions toujours à sa juste valeur.

Nous décidons de prendre le repas du soir sur place. Bien nous en prit car nous essuyons, en début de soirée, un violent orage.

Au menu : paella et sorbet mandarine, arrosés d'un vin de la région et d'un cocktail maison.

Nous partageons notre table avec un couple d'australiens qui a déjà effectué une partie du pèlerinage. Il quittera bientôt le Camino Francès pour se rendre à San Sebastian et marcher sur le Camino Norte.

 

 

 

 

« A cette époque, ma quête spirituelle était liée à l’idée qu’il existait des secrets, des chemins mystérieux… Je croyais que ce qui est difficile et compliqué mène toujours à la compréhension du mystère et de la vie… »

Paulo Coelho, le pèlerin de Compostelle