Vendredi 25 juillet 2014

10EME ETAPE : LARASOANA - CIZUR MENOR 21KM

 

Ce matin, nous étrennons le petit-déjeuner à l'espagnole : toasts à l'huile d'olive et pâtisseries, voilà de quoi bien entamer la journée.
L'orage ayant sévi durant la nuit, les chemins sont détrempés et l'atmosphère un peu moite. Le parapluie ne sera déployé que quelques minutes. Comme hier, les sentiers sont parfaitement aménagés et agréables à parcourir. Plusieurs zones sont même recouvertes de dallage et des escaliers facilitent la montée ou la descente en terrain escarpé.
A Irotz, un gars a flairé le bon filon en installant un bar. Les marcheurs, après deux heures de marche, peuvent se sustenter. Le matin, le four à bois réchauffe des pâtisseries; plus tard, il cuira pizzas et autres spécialités qui remettront sur pied le pèlerin affamé. Et tout ça en musique, s'il vous plait. A voir le monde qui s'arrête, les affaires doivent être bonnes.
Vers midi, nous entrons dans la vieille ville de Pampelune par la citadelle et ses murailles impressionnantes. L'ambiance des vieux quartiers est agréable. Au début du mois de juillet, ces rues étroites voient débouler les taureaux lors des fêtes de San Fermin. Nous profitons de flâner et de nous arrêter pour déguster un menu pèlerin.
Cet épisode urbain est finalement très bien passé, tant la ville est belle et les chemins piétionniers et cyclistes biens pensés. Nous sommes également étonnés par le nombre d'espaces verts et de places de jeux pour les enfants. Par rapport à la partie de la France que nous avons traversée, la Navarre paraît plus aisée, mieux organisée et dotée d'infrasturctures de qualité. Sur certains points, la Suisse pourrait en prendre exemple. Dans cette zone, on ne risque pas de perdre son chemin, sur les trottoirs, une coquille métallique est incrustée tous les cinq mètres.
Deux kilomètres après la sortie de Pampelune, nous rejoignons Cizur Menor et le gîte de Maribel. Ce soir, pour le repas,  nous choisirons la formule pique-nique dans le jardin.

 

 

 

 

« A cette époque, ma quête spirituelle était liée à l’idée qu’il existait des secrets, des chemins mystérieux… Je croyais que ce qui est difficile et compliqué mène toujours à la compréhension du mystère et de la vie… »

Paulo Coelho, le pèlerin de Compostelle