Jeudi 24 juillet 2014

9EME ETAPE : BURGUETE - LARASOANA 25KM

 

Nous attendons l'ouverture du restaurant jouxtant notre casa rural pour déguster notre premier petit-déjeuner sur sol espagnol. Ah! qu'elles sont bonnes les pâtisseries locales.
Jusqu'à maintenant, nous n'avions pas la mesure du flux de pèlerins voyageant sur le chemin car nous étions en décalage avec les départs et les arrivées des autres marcheurs. Vers 8h30, nous observons la déferlante des randonneurs qui arrivent de Roncevalles et nous glissons dans la procession. En plus des piétons, on voit maintenant régulièrement des groupes de cyclistes qui passent sur le même chemin que nous en VTT. La langue la plus entendue est l'anglais, mais les nationalités sont fort diverses; même les japonais sont là, seuls ou en groupe. Nous faisons une heure de route avec une jeune marcheuse venue de ce pays lointain. Elle subit les désagréments du décalage horaire ce qui l'a conduite à oublier de payer l'hôtel au départ de Saint-Jean-Pied-de-Port. L'hôtelier l'a rejointe en voiture et, après son paiement, lui a proposé un bout de conduite pour qu'elle n'arrive pas trop tard le soir au gîte. Elle nous parle de la Suisse, de Zermatt, Saint-Moritz ou Genève et rêve de venir y vivre. Pour les japonais, notre pays donne une image idéale en matière de conservation de la nature sauvage.
Nous pensions que cette étape serait plus reposante après avoir passé la chaîne montagneuse, mais en observant son profil, nous constatons que le dénivelé est presque équivalent à celui d'hier. Une solide descente nous permettra de prendre notre pause de midi à Zubiri, au bord de la rivière.
Pour la plupart des marcheurs ce sera le point de chute de la journée. Nous, nous faisons six kilomètres de plus, sous une chaleur accablante jusqu'à Larasoana.
Nous passons la soirée et la nuit à la Pension Tau. La propriétaire s'est mise aux fourneaux pour nous préparer un repas du soir copieux et délicieux. Nous le prenons en compagnie d'Ana et Ernesto, un couple originaire de Grenade. Nous ne possédons aucune langue commune pour converser, mais avec mes trois mots d'espagnol et la parenté de cette langue avec la nôtre, nous arrivons à échanger quelques propos. Le langage des signes faisant le reste nous avons passé un excellent moment.

 

 

 

 

« A cette époque, ma quête spirituelle était liée à l’idée qu’il existait des secrets, des chemins mystérieux… Je croyais que ce qui est difficile et compliqué mène toujours à la compréhension du mystère et de la vie… »

Paulo Coelho, le pèlerin de Compostelle