Mardi 22 juillet 2014

7EME ETAPE : SAINT-JEAN-LE-VIEUX - CABANE D'ORISSON 11.5KM

 

Pour ce jour le parcours prévu est court, de manière à raccourcir un peu l'étape de la traversée des Pyrénées. En une heure nous rejoignons Saint-Jean-Pied-de-Port, nous franchissons la porte Saint-Jacques et passons par l'accueil des pèlerins. Ce bureau tient la statistique des passages et donne quelques conseils et renseignements aux marcheurs.
Un petit café, des emplettes, des cartes postales, quelques photos et nous partons à l'assaut des derniers kilomètres sur France. Nous retrouvons enfin des pentes qui rappellent nos montagnes. Les sept cents mètres de dénivelé passeront facilement. Les cyclistes ont davantage de peine à avancer car il n'est pas aisé de pousser sabécane chargée comme un mulet.
En ce début d'après-midi, il y a peu de voyageurs sur la route. Cependant, on entend déjà parler anglais, italien, espagnol ou allemand. Les américains semblent être en majorité.
Nous atteignons la Cabane d'Orisson vers 14h, de quoi passer un après-midi tranquille. Installés sur la terrasse du refuge, nous admirons la vue à 180° sur les sommets environnants. Les pâturages et les forêts dominent. Régulièrement de magnifiques rapaces, peut-être des vautours, survolent ce paradis montagnard très peu marqué par la civilisation. Les quelques marcheurs qui passent maintenant vont certainement dormir à la belle étoile.

Le repas est servi avec une précision suisse. Le refuge compte, ce soir, 17 pensionnaires, sur 18 places disponibles.
Notre rencontre du jour c'est Joël. Ce papy de 80 ans est parti de Tours et va jusqu'au bout du chemin. Il peut faire de longues étapes, un de ces derniers jours il a parcouru 38km, quelle santé! Cet adepte du camping-car a parcouru la planète, du Moyen-Orient à l'Afrique du Nord en passant par le Cap Nord et la Russie. Il nous raconte des anecdotes de ses voyages sur un ton enjoué et avec beaucoup d'humour.
Comme toutes les nuits en dortoir, le sommeil est plutôt léger, surtout à l'étage supérieur des lits où il fait bien chaud.

 

 

 

« A cette époque, ma quête spirituelle était liée à l’idée qu’il existait des secrets, des chemins mystérieux… Je croyais que ce qui est difficile et compliqué mène toujours à la compréhension du mystère et de la vie… »

Paulo Coelho, le pèlerin de Compostelle