Dimanche 20 juillet 2014

5EME ETAPE : LICHOS - UHART-MIXE 21 KM

Pas de repos pour les braves, que ce soit dimanche ou pas, la route se profile toujours devant nous. Nous quittons le Béarn et entrons en Pays Basque. Les noms des hameaux, déjà peu évidents à déchiffrer en français, sont également écrits en dialecte local. Régulièrement, on aperçoit un grand mur permettant la pratique de la pelote basque, le sport régional. L'étape d'aujourd'hui est un bain de mature avec, en prime, une température agréable.

Après deux heures de route, nous faisons halte près d'une chapelle attenante à un domaine agricole. La porte est ouverte, la "benoîte" s'occupe de l'entretien. Elle nous apprend, qu'autrefois, cette fonction était proposée à une veuve du hameau qui, grâce à ce travail, pouvait subvenir à ses besoins. Elle devait loger dans l'annexe et accueillir les visiteurs.

 

Durant notre pause "boissons", le silence environnant nous permets de remarquer le bruit que produit un troupeau de moutons qui broutent. Le mouvement rapide de leur mâchoire qui coupe l'herbe au ras du sol, ainsi que l'espace calculé de leurs déplacements sont aussi efficaces qu'une tondeuse à gazon.

Presque surpris par notre avance dans notre parcours du jour, nous repoussons la pause de midi pour parvenir à notre but le plus rapidement possible. Arrivés au village d'Uhart-Mixe, nous constatons les dégâts causés par les inondations du début du mois. Les parapets du pont, ainsi que tous les murs dans un rayon de 100 mètres, gisent parmi les souches d'arbres déracinés. Le chemin principal de Saint-Jacques a été détourné vers le seul pont encore praticable, tous ceux situés en aval ont été emportés.

Le gîte de l'Escargot a été épargné et nous y dégustons un potage maison et l'inévitable gâteau basque.

L'établissement qui accueille les pèlerins comme les campeurs et loin d'afficher complet. Nos compagnons de route, après la pause de midi, décident de continuer leur chemin. Seule Isabelle, arrivée 1h30 plus tard, va nous rejoindre après une étape qu'elle a trouvée pénible. Nous apprenons aussi que Virginie, vaincue par ses ampoules, s'est fait conduire avec Lina à Saint-Jean-Pied-de-Port.

Le menu de ce soir se compose de soupe aux légumes et de piperade basquaise. Nous sommes en compagnie de deux allemands, qui effectuent leur 70ème jour de marche, de deux bourguignons, qui font le chemin à vélo et dont l'un des deux est atteint de la maladie de Charcot - quel courage - et d'Isabelle, que nous côtoyons depuis quelques jours.

 

 

 

« A cette époque, ma quête spirituelle était liée à l’idée qu’il existait des secrets, des chemins mystérieux… Je croyais que ce qui est difficile et compliqué mène toujours à la compréhension du mystère et de la vie… »

Paulo Coelho, le pèlerin de Compostelle