Mercredi 16 juillet 2014

1ERE ETAPE : AIRE-SUR-ADOUR - PIMBO 26 KM

Le décor du petit-déjeuner, au bar de l'hôtel reste dans le ton. Sur une table en bois, un brin bancale, un morceau de beurre, de la gelée dans un compotier, des tranches de pain géantes. Point de couverts, les tartines se font à même la table. Seul le bruit de la machine à café détone dans le cadre. Le tarif : 17 Euros, nuit et petit-déjeuner, est lui aussi d'époque.

Nous devions nous réconcilier avec la région qui nous avait laissés, l'année dernière, presque K.O. à cause de la chaleur torride. Ce matin, l’air frais nous met de bonne humeur. Oublié déjà le stress de la vie quotidienne, nous pouvons enfin prendre le temps de nous intéresser à ce qui se passe autour de nous. Pendant deux semaines, nous allons flâner sur les chemins de traverses et les sentiers.

A la sortie de la ville, nous longeons un lac sur un chemin bucolique, aménagé avec de petits ponts de bois et la signalisation est parfaite.

Ce seront ensuite une succession de lignes droites nous donnant un petit avant-goût de la meseta, encore que là, quelques haies ou forêts ponctuent le paysage. Les cultures sont omniprésentes : maïs à perte de vue, tournesols, haricots et pour faire original, quelques parchets de vigne d'appellation Tursan. A mesure que l'on avance dans la journée, un soleil ardent se rappelle à nos bons souvenirs et nous fait suer. On a allégrement dépassé les 30°.

Quelques collines nous offrirons encore de jolies surprises avec leur église typique se découpant sur un ciel azur.

 

Les pèlerins se font rares, nous partagerons deux pauses avec Christelle qui chemine depuis Cahors et voudrait rejoindre Saint-Jean-Pied-de-Port. Sa fatigue et ses ampoules devraient cependant la freiner un  peu.

Le dernier effort de la journée sera la montée vers Pimbo, une petite bastide qui peine à garder sa population et à entretenir ses monuments historiques.

Au pied de la colline, nous sommes accueillis chez Irène Theux qui nous apprêtera, au repas du soir, un magret de canard de derrière les fagots accompagné d'un verre de Tursan, le vin du pays qu'il fallait bien déguster.

 

 

 

« A cette époque, ma quête spirituelle était liée à l’idée qu’il existait des secrets, des chemins mystérieux… Je croyais que ce qui est difficile et compliqué mène toujours à la compréhension du mystère et de la vie… »

Paulo Coelho, le pèlerin de Compostelle