Vendredi 26 juillet 2013

14EME ETAPE : LANNE SOUBIRAN - AIRE-SUR-L'ADOUR 19 km

Les menuisiers étant un peu en retard dans leur tâche, ils souhaitaient utiliser au maximum le temps de leur journée. Le petit-déjeuner fixé à 6h45 nous arrangeait bien pour éviter de marcher aux heures les plus chaudes de la journée. Nous quittons le domaine en traversant le parc à chevaux.

A 7h30 l'air est déjà moite, la nuit n'a même pas réussi a rafraîchir l'atmosphère. Hier soir, à l'heure de l'apéritif le thermomètre indiquait encore 36° à l'ombre. Par bonheur nous n'avions pas cette indication durant notre marche, cela nous aurait quand même un peu découragé. Nous avons constaté que nous ne rencontrons plus beaucoup de pèlerins sur le chemin ce qui nous montre que la météo de ces derniers jours est quand même exceptionnelle. Les marcheurs ont dû abandonner leur périple ou s'arrêter quelques temps. Chaque saison a son lot de difficultés, il n'y a pas si longtemps, en mai, c'était les inondations qui arrêtaient la course du pèlerin et nous pouvons encore observer les dégâts qui ont été causés aux champs de maïs.

 

Le but de la journée est d'avaler les kilomètres . Les huit premiers serpentent dans les sous-bois, les dix suivants sont une succession de lignes droites qui suivent cette satanée voie de chemin de fer fantôme, sans ombre et par 35°. Nos parasols improvisés vont nous sauver la mise encore une fois.

Nous arrivons enfin à Aire-sur-l'Adour. Franke nous avait dit de passer à l'office du tourisme pour connaître les horaires de bus. Il est 13h00, le bureau est fermé, en consultant les affichettes nous voyons que notre bus devrait s'arrêter à la Place de la Liberté, devant le Salon de coiffure. Le temps de repérer l'endroit, de s'y rendre, il reste 7 minutes. Ouf! Un bus arrive à 13h15, nous montons, mais le chauffeur nous apprend qu'il se rend à Tarbes et non pas à Toulouse. Nous attendons donc le bus suivant qui ne tarde pas à arriver. Nous lui faisons de grands signes pour éviter la mésaventure du jeune homme qui ne s'est pas assez manifesté le matin même et qui a vu le bus lui passer sous le nez, sans s'arrêter.

Enfin, après avoir déposé nos sacs en soute et s'être entendu dire qu'il était interdit de boire et de manger à l'intérieur du véhicule, nous  pouvons nous asseoir et nous reposer un peu. Nous atteignons la ville rose de Toulouse en fin de journée après avoir fait un arrêt de 10 minutes à Auch : pause syndicale et pause-cigarette.

 

 

 

 

 

« A cette époque, ma quête spirituelle était liée à l’idée qu’il existait des secrets, des chemins mystérieux… Je croyais que ce qui est difficile et compliqué mène toujours à la compréhension du mystère et de la vie… »

Paulo Coelho, le pèlerin de Compostelle