Dimanche 21 juillet 2013

9EME ETAPE : SAINT-ANTOINE - LECTOURE 22 km
Le petit-déjeuner sur la terrasse, tôt le matin, nous a fait un peu oublier que la journée serait chaude. Départ 8h30, le soleil darde déjà ses rayons sur notre dos. Après 500 mètres, une photo s'impose. Du sommet de la colline s'étend à l'horizon un patchwork de cultures qui donne au paysage des couleurs et des structures propres à chaque plantation. Au premier plan, les tournesols qui nous regardent, les prés verts sont délimités par des haies plus foncées et les blés apportent une note jaune paille à l'ensemble. Un vrai tableau impressionniste.

 

L'entretien et le balisage du GR 65 incombent aux départements. Alors que nous étions, ces deux derniers jours, dans le Tarn-et-Garonne, on n'avait aucun scrupule à envoyer régulièrement les marcheurs sur des routes goudronnées; maintenant, dans le Gers, les sentiers forestiers sont plus fréquents et des passages piétonniers sont aménagés sur le bas-côté des routes.

Le ravitaillement s'effectue à la boulangerie de Miradoux. Sandwichs maison et chocolatines seront au menu. Le passage au Casino, c'est pour le pique-nique de demain, car le dimanche à Lectoure, il semblerait que les magasins soient fermés.

Toute la journée, nous marchons sur "les bosses de Gascogne", il faut serpenter, monter, descendre. Tout ceci aurait été fort bucolique si la chaleur ne s'en était pas mêlée. Nos réserves de glucides s'épuisent et nous peinons le long d'une côte, lorsque nous sommes rattrapés par d'autres pèlerins qui nous encouragent, le sommet n'est pas très loin. Lorsque nous y arrivons, les copains on déjà trouvé des boissons fraîches auprès de la vendeuse de fruits. Nous assouvissons notre soif avec délectation. Daniel en prendra carrément double portion.

Du coup, la dernière heure de marche passe mieux, mais les kilomètres de la veille ont quand même pesé dans les pieds et dans les jambes.

Une dernière montée nous amène à Lectoure, où nous trouvons notre hébergement chez Véronique, femme exubérante qui nous accueille dans sa "Halte pèlerine". Ayant fait le chemin, elle est aussi de celles qui savent recevoir avec générosité.

Ce soir nous dégustons un menu pèlerin préparé par nos soins et partagé avec Bô, le suédois. La logeuse était épatée d'avoir trois Bô(eaud) d'un coup dans sa maison.

Le menu : Salade de tomates et pâté de canard, penne à la carbonara et pour le dessert, un petit liégeois. Presque aussi bien qu'au bistro.

 

 

 

 

 

 

 

« A cette époque, ma quête spirituelle était liée à l’idée qu’il existait des secrets, des chemins mystérieux… Je croyais que ce qui est difficile et compliqué mène toujours à la compréhension du mystère et de la vie… »

Paulo Coelho, le pèlerin de Compostelle