Jeudi 18 juillet 2013

6EME ETAPE : LASCABANES (ETAPE BLEUE) - LAUZERTE  24 KM

 

Ce matin encore, le ciel a bien voulu rester couvert et nous assurer un peu de fraîcheur matinale. Nous rejoignons le GR après 2 km et découvrons une chapelle ouverte, dédiée à Saint-Jean et ornée de vitraux modernes de belle facture.

 

Après une dizaine de kilomètres, nous descendons vers Montcuq, ville rendue célèbre dans toute la francophonie par Daniel Prévost. L'interview du maire du village parle de "l'arrêt de Montcuq" ou des "poêles de Montcuq". Nous y avons apprécié son marché de pays, ses délicieuses fraises ou prunes abricots.

 

La sortie de Montcuq nous réserve une solide montée sur un chemin de terre équipé d'une corde pour les jours de mauvais temps lors desquels le sol argileux se transforme en bourbier glissant.

Les paysages ont maintenant changé. De chaque côté du chemin se trouvent des champs de céréales ou de tournesols.

Nous faisons un chassé-croisé avec le "club des cinq", qui, comme a son habitude, est éclaté durant la journée et se retrouve le soir. A la pause de midi, 6 québécois, fiers de leur accent et guitare en bandoulière choisissent le même emplacement que nous. Il semble que le monde  augmente au fil des jours sur le chemin. Quelques centaines de mètres plus loin Yolande et Gilles nous apprennent que Martine est sous antibiotiques suite à l'infection des ampoules de son pied. Elle ira voir un médecin à Lauzerte. En fin de parcours nous  doublons Jean-Louis, Muriel et leur chien ainsi que Martine dont les rougeurs à la jambe sont inquiétantes.

En vue de Lauzerte perchée sur la colline, nous nous égarons en bordure de champ et nous retrouvons dans une propriété privée. Le hasard fait que cette maison est notre gîte du jour, chez John and Margaret Brown.

Une fois installés, Margaret nous propose, en lieu et place du repas prévu chez elle, de nous rendre sur la place du village où se tient le marché gourmand. Heureuse initiative qui nous fait d'abord découvrir Lauzerte, bastide moyenâgeuse remarquable avec sa place en carré entourée de maisons superbement rénovées. Ensuite nous découvrons la formule du marché gourmand : des restaurateurs ou producteurs  préparent des spécialités qu'ils servent aux personnes qui occupent les tables disposées au centre de la place.

On se croirait dans la dernière page des aventures d'Astérix. On mange à profusion, on boit bien. Il y a même le barde qui chante du Patrick Sébastien en faisant frapper dans les mains et chanter les refrains. Nous avons réservé une table pour nos logeurs et leurs amies anglaises et finalement nous y avons également accueilli une grande partie des pèlerins croisés les jours précédents.

Les pâtes fraîches aux cèpes et le foie gras poêlé nous ont fait apprécier les bonnes choses de ce coin de terre et cette soirée qui a failli être troublée par un orage restera un des bons moments de ce parcours.

 

 

 

 

 

 

« A cette époque, ma quête spirituelle était liée à l’idée qu’il existait des secrets, des chemins mystérieux… Je croyais que ce qui est difficile et compliqué mène toujours à la compréhension du mystère et de la vie… »

Paulo Coelho, le pèlerin de Compostelle