Mercredi 17 juillet 2013

5EME ETAPE : CAHORS - LASCABANES (ETAPE BLEUE) 22.5 KM

 

Avant de quitter le gîte nous réglons les 10 Euros que Jean-Paul nous a demandés pour le repas du soir. En route pour le pont de Valentré ouvrage du XIVème siècle placé sous la protection de l'UNESCO et qui est le symbole de la ville de Cahors. Il est vrai que les deux tours principales postées sur les deux rives du Lot sont majestueuses. Avec les reflets de l'édifice dans les eaux calmes de la rivière, on a tous les ingrédients pour créer des cartes postales et attirer le touriste.

Après ce moment d'émerveillement, notre activité de marcheurs nous rattrappe et chose logique, les dernières pentes abruptes que nous avions dévalées, il faut bien les remonter. Comme mise en train la manière est plutôt forte avec des escaliers de géants qui nous amènent au sommet de la falaise avec vue plongeante sur le pont et le cingle du Lot.

Ce matin le ciel était couvert et cela a été un réel soulagement de pouvoir progresser avec une température agréable après la chaleur étouffante des derniers jours. Aujourd'hui le parcours est bien vallonné, ce qui convient mieux à nos jambes de pèlerins que les longues droites plates. Cà et là nous apercevons quelques petits parchets de vigne, essai de replantation dans les causses, après les ravages du phylloxéra au début du XXème siècle. Nous ne verrons en revanche pas du tout les grands vignobles si réputés de l'appellation Cahors.

A la pause du matin, à Labastide-Marnhac nous retrouvons le groupe des six, qui ne sont plus que cinq, la jeune Adeline ayant pris le train du retour.

Des chemins de poussière blanche se succèdent, bordés de résineux et le chant des cigales et parfois si fort qu'il nous gêne pour nous parler, mais pas moyen de baisser le volume. Quand La Fontaine parlait de sa cigale ayant chanté tout l'été, il connaissait son sujet.

A voir les restes de flaques avec la terre craquelée tout autour, on peut imaginer à quoi doit ressembler le chemin lorsqu'il pleut. L'argile blanc doit coller aux semelles et rendre les chaussures bien lourdes. Alors que nous mangeons le pique-nique de midi sans nous soucier de l'ombrage, le soleil refait son apparition et nous assène ses rayons sur la tête. La pause sera courte et la dernière heure plutôt torride, 800 mètres de bitume terminent le trajet du jour, pour arriver à l'Etape bleue tenue par Jean-Michel qui a choisi de quitter Lyon suite à son parcours sur le chemin et de s'installer dans le Sud-Ouest pour accueillir les pèlerins. Nos compagnons de route parviennent  au terme de l'étape toujours bien éprouvés et avec des pieds endoloris par les ampoules. Ce soir nous sommes dix à table pour déguster le taboulé, les lasagnes (c'est fou le nombre de recettes différentes qu'il peut y avoir)  et un gâteau aux fruits bien moelleux.

 

 

 

 

 

 

« A cette époque, ma quête spirituelle était liée à l’idée qu’il existait des secrets, des chemins mystérieux… Je croyais que ce qui est difficile et compliqué mène toujours à la compréhension du mystère et de la vie… »

Paulo Coelho, le pèlerin de Compostelle