Dimanche 14 juillet 2013

2EME ETAPE : USSAC - LIMOGNE-EN-QUERCY 22 KM

Le petit-déjeuner avait été préparé la veille afin de nous permettre de choisir notre heure de départ. Nous quittons la ferme et saluons au passage les paons, oies, pigeons et moutons qui ont passé la nuit dehors. Après deux kilomètres nous rejoignons le GR et entamons la descente vers Cajarc. Sur le chemin forestier un jeune geai sautille devant nos pieds.

A Cajarc, la ville est bouclée pour le vide-grenier du 14 juillet. Nous nous faufilons entre les étals pour aller quérir du ravitaillement. La cité est connue car Georges Pompidou et Françoise Sagan y avaient chacun une résidence. Coluche l'a également rendue célèbre par son sketch le "Schmilblick".

Le chemin se poursuit en montée douce sur les dalles de calcaire typiques des causses du Quercy. Partout la pierre affleure. Pour retrouver quelques terres cultivables, les hommes ont épierré en formant des digues qui servent de chemin et des murs qui s'étirent sur des kilomètres. Au vu de la couche de mousse, ces constructions sont vouées à être avalées par la végétation.

Puis, sur plusieurs kilomètres nous évoluons dans un univers forestier aux odeurs de sous-bois et notre marche est accompagnée du chant entêtant des cigales qui ne se taira qu'à la tombée du jour.

La pause casse-croûte coïncide avec l'unique point d'eau potable du parcours. Sous un couvert, des chaises sont mises à disposition du passant, c'est un luxe.

Les marcheurs sont rares, mais à environ cinq kilomètres de notre point de chute nous dépassons un couple qui nous lance : on ne s'est pas déjà vu quelque part ? En effet, nous avions côtoyé Claudine et Didier l'année dernière à la Dômerie d'Aubrac. Quel hasard incroyable et quel plaisir de se retrouver. Nos chemins bifurquent alors que nous arrivons au gîte de la Hulotte, eux ils s'arrêteront au village, trois kilomètres plus loin.

Le logement est charmant, les hôtes accueillant. En ce moment, ils doivent s'armer de patience et de compréhension car un marcheur refuse la chambre proposée, en effet il n'y a pas de télévision pour suivre le Tour de France. Sans commentaires !

Nous sommes arrivés en même temps que six randonneurs venant des quatre coins de la France et qui se donnent rendez-vous chaque été afin de parcourir un bout du chemin ensemble. Nous partagerons le repas avec cette équipe sympathique, un repas qui fut généreux et qui a calé les estomacs : saucisse de canard, pommes de terre et ratatouille et, pour le dessert, de merveilleuses fraises  accompagnées d'un feuilleté savoureux. La douce soirée se poursuit dans le jardin, les uns jouant, les autres lisant ou écrivant.

 

 

 

« A cette époque, ma quête spirituelle était liée à l’idée qu’il existait des secrets, des chemins mystérieux… Je croyais que ce qui est difficile et compliqué mène toujours à la compréhension du mystère et de la vie… »

Paulo Coelho, le pèlerin de Compostelle