Samedi 28 juillet 2012

11EME ETAPE : CONQUES - LIVINHAC-LE-HAUT 25 KM

Ce matin Conques est plongée dans la brume. Lorsque nous descendons la rue vide, nous avons l'impression de faire un saut dans le passé et de partir sur le chemin comme au Moyen-Âge, aucun indice ne fait penser au XXIème siècle. Le franchissement de l'antique pont de pierres moussues annonce le début d'une montée dont on parle comme étant rude. Dans la moiteur constituée des chaleurs de la veille et des pluies de la nuit, les gouttes de sueur perlent au menton et nous trempent au bout de 20 minutes. Le chemin de la journée sera fait de passages sur les crêtes et de plongeons dans le fond des vallées. Nous savions que l'arrivée à Livinhac nous obligerait à manger du bitume sur quelques kilomètres et en montée de surcroit.

Pour cette nuit, nouvel hébergement : une caravane installée au camping, sur les rives du Lot. Sur l'écran géant de la terrasse de la buvette passent les premières épreuves des JO de Londres. Nous avions même oublié l'évènement. Lorsque nous sommes coupés des médias, c'est fou ce que la vie du monde devient relative et parfois même futile. A ce niveau ces 15 jours nous ont également maintenus dans le passé et cela fait du bien de pouvoir contenir pour un moment le déferlement d'informations qu'on nous déverse chaque jour par le biais des médias écrits ou audiovisuels.

Le soir nous serons dans les rares clients du restaurant qui sert pourtant un menu fort alléchant. En faisant le tour des emplacements de l'exploitation, nous remarquons que les animaux sont plus nombreux que les touristes. Il y a l'âne qui broute son foin, des poules originales qui finissent les restes de salade, de jolis lapins gris, des canards et j'en passe. Il y avait en tout et pour tout trois motorhomes et quelques tentes. On est loin de la folie des bords de mer.

 

 

 

« A cette époque, ma quête spirituelle était liée à l’idée qu’il existait des secrets, des chemins mystérieux… Je croyais que ce qui est difficile et compliqué mène toujours à la compréhension du mystère et de la vie… »

Paulo Coelho, le pèlerin de Compostelle