Jeudi 26 juillet 2012

9EME ETAPE : ESTAING - ESPEYRAC 24 KM

La nuit dans les boxes a été bonne pour les ronfleurs, les autres ont récupéré comme ils le pouvaient. Ce matin, lever aux aurores, 5h45 au réveil afin de ne pas trop subir les grandes chaleurs annoncées, soit 34°.

Nous commençons donc la journée dans une fraîcheur revigorante en longeant le Lot sur 4 km. La vallée étant encaissée, il faut bien en sortir et la seule solution c'est la montée. Celle-ci prendra une heure.

Par la suite nous allons jouer au yoyo dans de très beaux paysages et par bonheur, la plupart du temps, sur des chemins ombragés.

Avec le bon pas que nous avons adopté, le village de Golinhac, après 16 km est atteint vers 11h00. La pause diabolo citron et sirop cassis passe vraiment bien. La chaleur annoncée est bien présente, mais nous nous y habituons peu à peu.

Vers "Le Soulié" panne de balisage; le recours au topo-guide sera précieux aux carrefours. Par cette chaleur devoir revenir sur ses pas aurait bien coupé la motivation.

A 3 km de l'arrivée un café bien réconfortant est dégusté au "four à pain", halte pèlerine en auto-gestion bien appréciée. Un petit pont de pierre marque l'entrée à Espeyrac, charmant village de quelques maisons, dont une épicerie et un hôtel où nous logerons cette nuit. L'arrivée en début d'après-midi nous permettra de nous requinquer en faisant une bonne sieste.

Au repas du soir nous dégusterons le fromage de tête local, soit une sorte de pâté qui est confectionné avec tous les restes du cochon qui ne sont pas utilisés en boucherie. La tarte aux noix et chocolat était, selon la patronne, une pâtisserie que l'on ne trouvait nulle part ailleurs. Nous finirons la soirée en bavardant avec un couple parti du Puy trois jours avant nous. Ils avaient déjà fait ce parcours, mais en traversant l'Aubrac sous la pluie. Nous, jusqu'à présent, nous avons été  privilégiés puisque nous n'avons pas encore sorti l'équipement de pluie.

 

 

 

« A cette époque, ma quête spirituelle était liée à l’idée qu’il existait des secrets, des chemins mystérieux… Je croyais que ce qui est difficile et compliqué mène toujours à la compréhension du mystère et de la vie… »

Paulo Coelho, le pèlerin de Compostelle