Mercredi 25 juillet 2012

8EME ETAPE : SAINT-CÔME D'OLT - ESTAING 20 KM

Le couvent des Ursulines nous aura fait passer une nuit réparatrice. Dans le petit matin frais, nous traversons St-Côme, un magnifique village qui fait partie de "l'Association des Eglises d'Europe au clocher tors"(voir les photos en fin de page précédente). En effet, chose que nous n'avions jamais vue, le clocher de l'église moyenâgeuse a un toit en forme de flamme. La maquette de la structure est visible dans la chapelle des pénitents. En quittant le village, nous avions le choix entre une variante hors GR qui suit tranquillement le Lot ou le chemin des crêtes qui nous fait prendre 150m d'altitude sur un kilomètre. En bons montagnards nous optons pour le chemin des crêtes qui serpente sous les hêtres et les châtaigniers. Au sommet, à la statue de la Vierge, notre regard peut plonger sur la vallée et la ville d'Espalion que nous allons bientôt rejoindre.

Hélène pourra y faire les boutiques, je dirais plutôt "la boutique" dans laquelle elle pourra renouveler sa tenue de soirée dont la fermeture éclair a rendu l'âme. Après l'arrêt à l'ombre d'une charmante chapelle romane on se refait le coup de la montée à 15-20 %. Cette fois-ci c'est sur le coup de midi et sous un soleil ardent. Au sommet, nous sommes trempés de sueur des pieds à la tête. La pause sandwich s'impose et permettra un séchage succinct. Tous les marcheurs qui apparaissent sont dans le même état et cherchent le premier coin d'ombre à disposition. La fin de l'étape paraitra très longue, ponctuée de nombreux arrêts afin de se désaltérer.

Nous atteignons Estaing avec soulagement, croisant Martine, partie une heure plus tôt ce matin et qui est prête à partager un verre avec des compagnons de route. Pauline, croisée à l'épicerie, a moins de chance. Elle n'a pas trouvé de logement et doit encore parcourir 16 km alors qu'il est déjà 16h30.

Martine nous raconte une anecdote amusante : sachant que le château du lieu appartient à  l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing, elle demande à son logeur  si on le voit de temps à autre au village. Il lui répond qu'il était présent la semaine dernière et qu'il s'est promené avec Marc-André. Et Marc-André par-ci et Marc-André par là. Finalement elle lui demande, mais qui est donc Marc-André? Et il lui répond... eh bien c'est moi. Il lui promet alors de lui montrer ses albums photos le lendemain au petit-déjeuner.

Aujourd'hui nous logeons au gîte communal, installé dans une ancienne chapelle, nous devons obtenir la clé auprès de la tenancière du kiosque. Ceci fait nous partons à la découverte du lieu. Au rez : espace commun et sanitaires. A l'étage 8 cellules de deux lits séparées par des cloisons et un dortoir au bout du couloir. Pour ce soir le gîte affiche complet et les va et vient entre courses et lessive vont bon train.

Pour ce soir nous choisissons la formule restaurant. Le hasard faisant bien les choses nous partageons notre repas avec Martine. Depuis le début de cette randonnée, Martine souffre d'eczéma sur les mollets. Elle a enfin réussi à obtenir un diagnostic par un médecin (l'homme à la chemise blanche) lequel lui déclare que c'est dû aux  cochonneries qu'il y a dans la teinture de ses chaussettes Decathlon "Made in China". On apprendra également que l'homme à la chaussure béante est ... orthopédiste. D'une étape à l'autre "radio-chemin" fonctionne bien. Nous, nous sommes identifiés comme "les deux suisses".

 

 

 

« A cette époque, ma quête spirituelle était liée à l’idée qu’il existait des secrets, des chemins mystérieux… Je croyais que ce qui est difficile et compliqué mène toujours à la compréhension du mystère et de la vie… »

Paulo Coelho, le pèlerin de Compostelle