Mardi 26 juillet 2011

8EME ETAPE : LES SETOUX - MONTFAUCON-EN-VELAY 15.5 KM

Cette nuit, ambiance "la scène de l'hôtel" dans la grande vadrouille, avec un souffleur particulièrement zélé qui, lui n'a pas été importuné.

A 8h30, nous laissons le hameau des Sétoux derrière nous, pour nous engager dans une étape par monts et par vaux avec chaque fois une dénivellation de 200 mètres en descente comme en montée.

 

L'air est encore très humide des pluies de la veille et les herbes des chemins creux nous mouillent copieusement les chaussures et le fond du pantalon. Tous au long du parcours, sur le bord des talus de grandes digitales pourpres nous font des haies d'honneur et des révérences respectueuses. Bolets Satan, russules et amanites sont là pour prouver que la région doit intéresser quelques champignonneurs. A part nos compagnes de route de Nuremberg, il n'y a pas âme qui vive plusieurs kilomètres à la ronde. Cependant la route est magnifique dans une nature complètement préservée. Nous sommes maintenant entrés dans le département de la Haute-Loire et avons quitté le parc naturel du Pilat. Après 12 km, une clairière s'ouvre et une vue à 180° nous offre un panorama sur les contreforts du massif des puys, à une trentaine de kilomètres, leurs sommets en forme de cratère se découpent sur un horizon aux lignes encore floues. L'étape est courte et nous arrivons à Montfaucon-en-Velay. A l'hôtel des Platanes, nous montons dans le pigeonnier, endroit réservé pour les chambres "pèlerins".

Après douche et changement de costume, direction "Notre Dame de Montfaucon" pour l'heure culturelle. Douze tableaux du peintre flamand Abel Grimmer (1592) sont exposés dans l'édifice depuis le XIXème siècle.

Amateurs des Breughel, si vous passez par Montfaucon en Velay allez découvrir les douze précieux tableaux d’Abel Grimmer qui sont exposés à la chapelle Notre Dame et sont datés de 1592.
Ces peintures sont réalisées sur des panneaux de bois et abordent deux aspects :

  • Un thème religieux relatant la vie de Jésus et quelques paraboles. (Une mention évangélique latine est signalée en bas à droite de chaque tableau).
  • Un thème profane représentant la vie flamande du XVIème siècle sur les douze mois de l’année.

Le thème de ces tableaux est probablement en lien avec le calendrier liturgique, on voit ainsi une scène de la fuite en Egypte au mois de janvier, Marie, Joseph et l'enfant cheminant dans la neige avec leur âne.

L'église est aussi reconnue pour sa vierge à l'enfant du XVième siècle qui a échappé aux saccages de la révolution grâce à une vieille femme ayant emporté la statue et l'ayant cachée derrière son lit. Elle domine maintenant l'autel édifié au moyen de 24 marbres rares aux nuances différentes.Le retour à l'hôtel se fera "entre les gouttes". Encore une journée passée chanceusement. Au repas du soir, nous en profitons pour goûter le "Clos Saint-Joseph" qui s'avèrera excellent.

 

 

 

« A cette époque, ma quête spirituelle était liée à l’idée qu’il existait des secrets, des chemins mystérieux… Je croyais que ce qui est difficile et compliqué mène toujours à la compréhension du mystère et de la vie… »

Paulo Coelho, le pèlerin de Compostelle