Jeudi 21 juillet 2011

3EME ETAPE : GILLONAY-POMMIER DE BEAUREPAIRE 17 KM

Pour la première fois, les cieux sont avec nous et vont nous gratifier d'une journée météo parfaite avec une douce chaleur rendant la marche agréable.

La matinée se veut culturelle, Après 3 kilomètres arrêt à la Côte-Saint-André, ville natale d'Hector Berlioz et qui lui a consacré un musée fort bien documenté qui nous plonge dans l'ambiance du XIXème siècle, par les appartements et leur agencement et les commentaires qui reprennent les écrits des musiciens et écrivains de l'époque.

 

 

On y apprend que Berlioz n'a pas été prophète en son pays et que sa symphonie fantastique a été applaudie à Rome, Londres ou Prague plutôt qu'à Paris. C'était un précurseur, et comme tous les artistes de son genre, il n'a pas trouvé grâce auprès des gens de son époque en France.

Cette ambiance romantique se poursuit avec notre parcours de l'après-midi. Nous marchons par des chemins creux forestiers, de petites routes bordées de fleurs, longeons des ruisseaux laissés à leur cours sauvage et dont les rives foisonnent de belles plantes aquatiques. Berlioz y aurait trouvé, sans trop d'effort, des motifs d'inspiration.

La balade romantique s'arrêtera net avec le passage d'un champ d'orties géantes qui nous piquent à travers les pantalons et nous frôlent jusque sous les bras. Probablement qu'une erreur de coquillage  nous a mis dans cette impasse et nous a obligés à une traversée de ruisseau un peu sportive.

Un coup de chaud et une montée plus loin, nous faisons la traditionnelle pause bar-tabac. L'estaminet n'a certainement pas changé depuis les années cinquante et l'on apprend que la tenancière est derrière le zinc depuis quarante ans. On saura entre autres qu'elle ne peut pas fermer son établissement sans en aviser le service des douanes six mois à l'avance, curieuse manière de faire.

Quelques heures auparavant, c'était à nouveau un église qui nous accueillait pour le lunch. Le temps étant clément et l'édifice sous surveillance vidéo, nous nous sommes contentés de squatter les escaliers extérieurs.

Fin de journée, nous approchons du terminus qui est un gîte d'étape paysan. Que cela cachait-il donc ? Première surprise, rien à voir avec une ferme. Une magnifique maison avec de multiples annexes sert à l'accueil des hôtes. Nous sommes reçus par un allemand établi en France qui nous introduit dans notre logement. Nous nous attendions à nous trouver dans un dortoir collectif avec cuisine commune et finalement nous nous retrouvons dans un 50m2 avec tout le confort et rien que pour nous. A 20 Euro la nuit nous aurions pu aller loin pour trouver logis aussi avantageux, avec un air de vacances : apéro-terrasse et assiette de pâtes, sauce au thon-tartare maison relevée d'une pointe de poivre de Cayenne. La recette est à conserver. Soirée calme, un bon bouquin et dodo. On se réjouit déjà de l'expérience monacale du lendemain.

 

 

 

« A cette époque, ma quête spirituelle était liée à l’idée qu’il existait des secrets, des chemins mystérieux… Je croyais que ce qui est difficile et compliqué mène toujours à la compréhension du mystère et de la vie… »

Paulo Coelho, le pèlerin de Compostelle