Mardi 19 juillet 2011

1ERE ETAPE : LES ABRETS - LE PIN 14 KM

Diane 4h15, puis de correspondance en correspondance, en nous baladant par Lausanne, Dijon, Lyon nous parvenons comme par miracle à Bourgoin-Jailleu puis à Saint-André-le-Gaz. Allez donc savoir d'où vient ce nom original! Sûrement pas du combustible qui a permis de faire succomber le Saint martyr.

Le ciel avait décidé de faire la grande lessive. Peut-être pour nous débarrasser durant quinze jours de cette pollution que sont les e-mails, le téléphone, les médias et j'en passe et nous redonner ainsi une simplicité de vie au jour le jour en ne se souciant que de son estomac, de ses pieds et en gardant le plaisir de cheminer comme l'ont fait nombre de pèlerins au cours du dernier millénaire.

La transition entre la 1ère et la 2ème étape s'est donc faite sans changement de décor. On avait terminé sous un déluge et on l'a repris là où on l'avait laissé.

Nous rejoignons le chemin balisé en passant par Victor Hugo, Jean Racine ou Emile Zola. Pas de grande littérature, ce ne sont que des noms de rues. Nous prenons un peu de hauteur pour avoir une magnifique vue sur la plaine, avec des clairs obscurs qui annoncent les orages de l'après-midi.

Passage à Valencogne pour un petit café bien requinquant, puis errance dans une forêt sous des trombes d'eau dans une ambiance un peu hitchcockienne. Peut-être y avait-il aussi les âmes errantes des chevaliers de l'an mille qui colonisaient les rives du Lac de Paladru que nous longeons sans le voir ? Retour dans la vallée où un gîte apprécié nous permet de nous sécher, de boire un bon thé chaud et de partager un repas avec des fribourgeois expatriés à Lausanne et qui doivent jeter l'éponge, terrassés par l'humidité et les cloques.

Nous sommes en route depuis dix-sept heures, une bonne nuit de sommeil sera réparatrice.

 

 

 

« A cette époque, ma quête spirituelle était liée à l’idée qu’il existait des secrets, des chemins mystérieux… Je croyais que ce qui est difficile et compliqué mène toujours à la compréhension du mystère et de la vie… »

Paulo Coelho, le pèlerin de Compostelle