Vendredi 30 juillet 2010
10EME ETAPE :   LES CÔTES(SEYSSEL) - SAINT-PIERRE-DE-CURTILLES 28  KM
Nous avons inauguré  la nuit en gîte d’étape et donc utilisé pour la première fois nos «sacs à rêves» en soie. Merci Michel, Janine, Domi, Nicole et Sylvie pour ce cadeau très utile. Le petit-déjeuner fut à l’image du repas de la veille et c’est l’estomac bien calé que  nous démarrons cette longue étape. Tout d’abord une descente pour atteindre les bords du Fier, les genoux aiment mieux les descentes en début de journée. Nous avions prévu une étape «plate» et ce fut bien le cas en suivant les méandres du Rhône par de petits chemins un peu boueux qui ont joué un mauvais tour à Daniel qui se retrouva par terre et se releva avec un genou digne de ses étés d’enfance. Le Merfen Spray remplaça avantageusement le mercurochrome d’antan. Le parcours entre Mathys-Dessous et le Pont de la Loi serpente dans la forêt domaniale de Chautagne qui nous protège du soleil. La pause de midi à «La Treille» remplit son rôle et remet la jauge sur «full».
La seconde partie du trajet s’avère un peu monotone avec de grandes courbes infinies et nous atteignons en milieu d’après-midi le canal de Savières et la petite ville de Chanaz, c’est le rendez-vous des touristes qui peuvent organiser un balade en bateau ou la visite du moulin à huile. Le temps nous manquant pour flâner nous débutons la montée vers notre étape du jour : Saint-Pierre-de-Curtilles.
D’abord par la route, puis à travers la forêt qui a pris des airs de montagnes russes, un coup tu montes, un coup tu descends et les jambes ont de la peine à suivre le rythme. Enfin l’église du village est en vue et nous nous renseignons au restaurant du camping pour situer notre chambre d’hôte. Une armure nous accueille aux «clefs de Saint-Pierre» gîte sympathique et très confortable. Nous partageons l’apéritif avec notre hôtesse et des touristes Biennois qui occupent les deux autres chambres. La nuit sera réparatrice avec une grasse matinée en vue jusqu’à 8 heures.

Le canal de Savières creusé en une seule nuit
Le canal fut une importante voie commerciale entre la Savoie et la France, notamment placé sur le parcours de la route du sel. De prestigieux voyageurs l’empruntaient, entre autres les princes de Savoie se rendant de Chambéry à Lyon. Une légende rapporte que le canal de Savières aurait été creusé en une nuit par une princesse de Châtillon, éprise d’un gentilhomme du Bugey, pour qu’il puisse venir la rejoindre sans encombre. La jeune fille prénommée Xavière aurait donné son  nom au canal. (Topo-guide GR 65 FFRP)

 

 

 

« A cette époque, ma quête spirituelle était liée à l’idée qu’il existait des secrets, des chemins mystérieux… Je croyais que ce qui est difficile et compliqué mène toujours à la compréhension du mystère et de la vie… »

Paulo Coelho, le pèlerin de Compostelle