Vendredi 23 juillet 2010
4EME ETAPE : LAUSANNE - ALLAMAN 24 KM
Lever à 6h45, nous débutons la journée par un solide petit-déjeuner : thé, pain coquillage et confitures des «Castors» confectionnées par Monique. Après la vaisselle lavée dans l’antique évier en pierre d’origine, nous retrouvons le chemin de Saint-Jacques à la hauteur de la Fondation de l’Hermitage. Le balisage en ville est reconnaissable : coquille jaune sur fond bleu. Nous nous dirigeons vers le bleu Léman en traversant les jardins de l’Hermitage, puis nous retrouvons la vallée du Flon et débouchons sur la place de la Palud, le chemin nous mène à la Cathédrale et les escaliers du Marché nous font perdre de l’altitude. De places en avenues, nous rejoignons la Vallée de la Jeunesse qui nous rappelle d’autre efforts : la course des 10 kilomètres de Lausanne dont nous suivons le parcours pour atteindre enfin le bord du lac.

Nous qui pensions que cette étape serait monotone, nous nous sommes trompés. D’abord nous longeons les ruines romaines de Vidy, puis le bord du lac pratiquement les pieds dans l’eau jusqu’au port de Saint-Sulpice où nous rencontrons de sympathiques grands-parents en balade avec leurs petits-enfants. Le temps s’étant «tourné sur grinche» nous sortons les pèlerines et affrontons les kilomètres qui nous séparent de Morges pour y trouver le réconfort d’une bonne salade du chef sur le coup de midi. Dans l’après-midi le ciel devient plus clément et nous arrivons à Saint-Prex avec le soleil. Une halte à côté du premier panneau d’information sur les chemins de Compostelle, institués itinéraire culturel européen en 1987, et une BMW décapotable aux plaques soleuroises nous double, son chauffeur nous souhaite bon courage et file à toute vitesse. Nous, nous apprécions la lenteur de la marche, mais il est vrai que plus les kilomètres défilent, plus les jambes se font lourdes. Les fameux quatre derniers kilomètres semblent plus longs que les quatre premiers. Nos atteignons enfin Allaman, notre étape du jour et après un petit détour sur la Route Suisse et un téléphone pour situer notre logis, nous sommes contents de trouver un lit pour nous étendre et une douche pour nous détendre.

 

 

 

« A cette époque, ma quête spirituelle était liée à l’idée qu’il existait des secrets, des chemins mystérieux… Je croyais que ce qui est difficile et compliqué mène toujours à la compréhension du mystère et de la vie… »

Paulo Coelho, le pèlerin de Compostelle