Notre Dame de la Montagne
La chapelle domine le Rhône et la ville de Yenne. Construite au XIXème siècle, elle est dédiée à la Vierge. Sa statue monumentale sculptée par J. Fabisch est une réplique de la vierge du clocher de la chapelle de Fourvière à Lyon.
La chapelle est encastrée dans un dôme massif formé de gros blocs de pierre brute qui sert de socle à la statue de la Vierge. La façade est simple, surmontée d'un fronton triangulaire et percée d'une porte de forme ogivale. A l'intérieur se trouve un autel de marbre blanc et une petite statue de l'Immaculée-Conception. La nef est couverte d'une voûte d'ogives.
La statue monumentale, érigée grâce aux offrandes de la population, est en fonte peinte en blanc avec des ornements dorés. Elle a été fondue par M. Villard de Lyon.
La décision de construction de cet édifice est prise à la suite de la mission de 1863 donnée à Yenne par les Jésuites, le curé Calloud désirant en effet qu'un monument dédié à la Vierge perpétue le souvenir de cette mission. Le chemin d'accès est réalisé en 1864, suivi de la construction de la chapelle. L'inauguration a lieu en juillet 1866 en présence des évêques de Belley et de Saint-Jean de Maurienne. Une grande procession populaire dans les rues de Yenne, depuis l'église jusqu'à la chapelle, porte la petite statue de l'Immaculée-Conception qui doit être déposée dans la chapelle. (http://www.wooel.com)

Dimanche 1er août 2010
11EME ETAPE :   YENNE - CHAMPAGNEUX  18  KM
Aujourd’hui c’est étape de montagne, c’est notre «Tourmalet» à nous, seulement que là, il s’appelle le Mont Tournier. Nous allons passer de 239 mètres à 877 mètres, ce qui fait quand même une montée Gros-Plané - Le Moléson! L'ascension se fait par paliers, sur un chemin préalpin. Au premier palier, à Notre-Dame de la Montagne nous rencontrons Dominique, enseignante au cycle d’orientation à Genève. Elle est partie de chez elle pour rallier Le Puy-en-Velay. Son mari et ses enfants lui ont donné «l’autorisation» de vivre cette expérience seule. Elle prend la route comme elle vient, ne prévoit pas ses points de chute à l’avance et réserve ses nuitées en comptant sur la chance. Nous cheminons deux heures en sa compagnie fort agréable. Elle prendra le large au milieu de l’ascension ayant prévu une étape plus longue que la nôtre.
Aujourd’hui encore le soleil cogne fort, mais nous avons la chance de cheminer entièrement à l’ombre. A midi, nous atteignons pratiquement le sommet où un belvédère est aménagé (le troisième en l'occurrence). C’est la récompense des efforts fournis. Nous nous trouvons sur un balcon dominant la vallée du Rhône perchés à plus de 500 mètres dans la paroi rocheuse avec une vue horizontale à plusieurs centaines de kilomètres. Epoustouflant, probablement une des vues les plus somptueuses de France.
Après le casse-croûte, nous grimpons encore et chose prévisible, il faut redescendre ce que l’on a escaladé tout à l’heure. Notre gîte se trouve en dehors du balisage; de demande de renseignement en conseils donnés spontanément, nous sommes reçus dans un logement qui a le label «charmance» et qui le mérite bien. La restauration de la bâtisse, qui vient d’être terminée, a été faite avec beaucoup de goût. L’appartement des propriétaires, où nous prendrons le petit-déjeuner, est ouvert jusqu’au toit et offre un volume d’aisance extraordinaire.
La décoration de notre chambre, articulée autour du thème de la montagne, nous correspondait assez bien. Le repas du soir pris sur la terrasse sera à l’image de la décoration : pique-nique et boîtes de conserves de chez qui ? De chez ... Casino, gagné!

 

 

 

« A cette époque, ma quête spirituelle était liée à l’idée qu’il existait des secrets, des chemins mystérieux… Je croyais que ce qui est difficile et compliqué mène toujours à la compréhension du mystère et de la vie… »

Paulo Coelho, le pèlerin de Compostelle